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Le paramédical, maillon indispensable dans la réforme hospitalière

La tutelle ministérielle par l’institutionnalisation de la réforme hospitalière compte impérieusement rendre l’accessibilité aux soins hospitaliers et de santé de qualité et de sécurité à des coûts budgétaires rationnels économiquement parlant.
La logique dans cette réforme hospitalière, c’est de refaire une « santé » au système hospitalier et de le rendre, par la même occasion, performant. Cette réforme devra s’inscrire dans le plan général de développement dit durable. Ainsi, la réussite de ce plan profitera aux générations présentes et surtout futures.
Il est certain que toutes les ressources financières, matérielles, logistiques et humaines seront mises à la portée des opérateurs et managers. Ces derniers, pour mener à terme la mission qui leur est dévolue, doivent prôner le management participatif dont le principe actif est de rendre l’adhésion possible, réaliste et acceptée dans le fond et la forme pour tout projet d’entreprise ou d’établissement.
La composante paramédicale du système de santé ne devra pas être reléguée à l’étape suivante de la réforme hospitalière. Ces paramédicaux diplômés, issus des écoles de formation, doivent être concertés et investis de missions à tous les niveaux de décision et d’action. En d’autre termes, le paramédical, toutes filières confondues, doit être considéré par les autorités compétentes comme étant un partenaire incontournable. Les paramédicaux dont l’effectif actif est très important, sont les garants de l’humanisation réelle et effective des hôpitaux. Car cette perspective demeure le socle de tout le système hospitalier et représente sans équivoque l’image de prestige de l’entité hospitalière digne de ce nom.
Comment redynamiser l’humanisation de l’hôpital ?
La redynamisation de l’humanisation de l’hôpital certes repose, de prime abord, sur les paramédicaux, mais les autres professionnels de la santé sont très concernés et ne doivent en aucune manière ou raison de se démettre ou d’entraver cette démarche ou l’outrepasser en dévalorisant les activités des paramédicaux. Tout dépassement constaté, dans l’exercice des fonctions paramédicales, doit être signalé et étudié déontologiquement et éthiquement parlant auprès des commissions initiées et instituées à cet effet. L’humanisation des hôpitaux, prônée par les paramédicaux, fait appel également et inéluctablement à leurs compétences : relationnelles, éducatives et techniques. Ces dernières sont interdépendantes et répondent positivement à un processus dit systémique :
Compétences relationnelles.
Compétences éducatives.
Compétences techniques.
Quelles seront les compétences relationnelles ?
Ces compétences sont érigées sur les techniques de la communication et de l’écoute. L’accueil humanisé dans le milieu hospitalier réalisé par les professionnels de la santé devrait avoir aussi un caractère, par essence, humanisant et humain. Prendre soin du corps de l’autre qui est le patient, en lui assurant les trois conforts vitaux et fondamentaux :
 Confort psychologique ou moral.
 Confort physique ou corporel.
 Confort matériel ; séjour dans une chambre ou espace d’hospitalisation selon les normes médico-techniques conventionnelles.
Quelles seront les compétences éducatives ?
Ces compétences complètent celles de la relationnelle, car elles réactivent tout un processus scientifique et comportemental positif vis-à-vis du patient en premier lieu et l’environnement proximal (famille du patient) et distal (la société dans son ensemble).
Quelles seront les compétences techniques ?
Celles-ci ne réussissent que si les deux compétences sus-mentionnées sont effectivement réalisées. Ces compétences ne sont que des soins paramédicaux prodigués et labellisés en termes de qualité certaine et de sécurité assurée.
Pour réaliser et maintenir ces compétences énoncées dans l’espace et dans le temps, les autorités politiques et médico-sanitaires soucieuses quant au succès de la réforme hospitalière ne doivent à aucun moment lésiner sur les moyens financiers, matériels et humains et doivent aussi légiférer, sur la base des données fiables, des avantages incitatifs et juguler les contraintes du « terrain » ou du champ d’activité réellement perçu dans le contexte présent et parfois futur.


Par : Ahmed MEBARKI


Ex-Sous-directeur des activités paramédicales.
Doctorant en langue et littératures francophones.

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